Les actions durables

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Les actions durables

Plusieurs actions sont à mettre dans le cadre des objectifs de la Charte.

 La construction de la Picocentrale hydroélectrique du VILLARD-HAUT.

Elle a été mise en service en Juin 2008. Les premières études de faisabilité remontait à 2001. Parti du constat que le réseau d'adduction d'eau potable, à partir de la source des Chiens (en contre-bas de la route du Lac d'Allos à 1943 m d'altitude) avait une hauteur de chute (200 m jusqu'au VILARD-HAUT)qui représentait un potentiel énergétique important, renouvelable et gratuit.
Aidé par le Conseil Régional, l'ADEME, et l'Europe la construction de la picocentrale sur ce réseau AEP,  d'une puissance de 51 KW  permet aujourd'hui de produire annuellement une moyenne de 400 000 Kwh, vendus à ERDF qui verse, toujours  annuellement, entre 40 et 45 000 € à la commune qui permet estimer le retour sur investissement à à peine 5 années.






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La Construction du Réseau Chaleur d'Allos,

La mise en service du réseau chaleur en octobre 2011 constitue une démarche exemplaire de développement durable.
La dynamique lancée par le Pays Asses Verdon Vaïre Var autour de la filière bois et des énergies renouvelables avait déjà favorisé la construction, en 2004 , d'une chaudière à bois déchiqueté à Beauvezer, pour la Maison de Pays qui accueille également (et principalement) la Communauté de Communes.
Les premières études, en 2007, pour le Pôle Santé, avait immédiatement validé l'installation d'une chaudière bois, laissant de côté, pour la première fois pour un bâtiment public, le chauffage fuel ou électrique. Rapidement, la situation du bâtiment et la possibilité de construction du silo et de la chaudière à proximité immédiate de quatre autres bâtiments communaux, allaient ouvrir la voix à la création d'une chaudière centralisée et d'un réseau chaleur.
Ainsi outre le pôle santé, 5 autres immeubles vont finalement être raccordés à la chaudière de 150  KW : la mairie, la poste, la salle des fêtes, l'école (avec les logements qui y sont attachés), et la Maison GIREUD (4 appartements  + médiathèque).
La chaudière à bois fonctionne depuis octobre 2011.
Le Plan Energie Climat Territorial.

La commune d'Allos s'est associée à la démarche du Conseil Général d'élaborer un Plan Climat Energie Territorial (PCET), en même temps que cinq autres territoires du département, à savoir, La Communauté de Communes des 3 Vallées, la Communauté de Communes Lubéron, Durance, Verdon, le Pays de Haute-Provence, le Pays A3V, et la commune d'Uvernet-Fours. Ce PCET est un projet en faveur du développement durable qui a pour objectifs l'atténuation de l'impact du territoire sur le climat, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, et l'adaptation en vue de réduire la vulnérabilité du territoire face aux changements climatiques. Dans ce cadre du PCET la commune d'Allos doit d'abord passer par une phase diagnostic dont le Bilan Carbone est l'outil privilégié.
Le lancement du Bilan Carbone « Patrimoine et services » et « territoire » sur la commune d'Allos.

Il a eu lieu au mois de juin 2012. L’intérêt de la méthode Bilan Carbone réside dans l’évaluation des émissions en gaz à effet de serre générées directement et indirectement par l’activité étudiée : usages directs de l’énergie, transport, émissions liées aux matériaux entrants, traitement des déchets produits, traitement des eaux usées, émissions de fabrication des biens immobilisés, services tertiaires. Les objectifs du diagnostic Bilan Carbone sont donc : d’évaluer les émissions de GES générées par toutes les activités de la collectivité d’une part, et les activités de l’ensemble de son territoire d’autre part, pour évaluer son impact en matière d’effet de serre ; de hiérarchiser le poids de ces émissions en fonction des activités et des sources; d’apprécier la dépendance des activités d’apprécier la dépendance des activités de la collectivité et de son territoire à la consommation des énergies fossiles, principales sources d’émissions, et d’en déduire sa fragilité dans un contexte d’augmentation des prix de l’énergie; de proposer un plan d’actions à court et moyen terme, pour réduire ces émissions et diminuer la vulnérabilité économique de la collectivité auditée et de ses acteurs.
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L'Étude  de  l'impact des prélèvements d'eau sur la commune d'Allos, et la définition des mesures de gestion.

Elle va être lancée prochainement sur le territoire communal va permettre une connaissance meilleure de la ressource en eau , de son utilisation,  et de l'impact sur l'environnement    des prélèvements que l'activité socio économique engendre.
En janvier 2011 était lancé un appel d'offre  pour « l' étude d’incidence des prélèvements  liés a la consommation humaine sur la ressource en eau  et les milieux aquatiques à Allos », étude financée par l'Agence de l'Eau et le Conseil Régional dans le cadre de l'action  B3-1-01 du Contrat de Rivière Verdon.
Cette étude avait été rendu obligatoire par les  Arrêtés Préfectoraux portant « Déclaration d'Utilité Publique les travaux de prélèvement et de dérivation des eaux, de l'instauration des périmètres de protection; portant autorisation du prélèvement de l'eau; portant autorisation d'utiliser de l'eau pour la production et la distribution au public d'eau destinée à la consommation humaine »,  signés le 23 octobre 2008 . Ils ont permis de régulariser administrativement l'existence de l'ensemble des captages d'eau potable de la commune d'Allos, à savoir: le captage des Chiens, les captages du Vallon de l'Aiguille et des Garcins, et les captages des Vallons de Sestrière et des Courtiens. Toutefois ces arrêtés ne sont  que provisoires. En effet l'Article 4 des arrêtés (Conditions de prélèvement) prévoit que« dans un délai de 2 ans... la commune d'Allos doit réaliser une étude d'incidence quantitative et qualitative de ses prélèvements pour l'alimentation en eau potable actuels et futurs sur la ressource en eau et les milieux aquatiques. »
L' appel d'offre  s'est finalement révélé infructueux. En effet le comité de pilotage de l'étude a estimé que les offres ne pourraient pas répondre correctement aux problématiques des incidences du prélèvement sur le milieu naturel. Le CCTP  de l'étude devait être plus précis.
Ainsi le comité de pilotage a souhaité, en cohérence avec le Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) du Verdon, définir un nouveau Cahier des Charges, précisant les objectifs de l'étude et les élargissant  considérablement.
Outre la problématique du prélèvement destiné à la consommation humaine, c'est celle du prélèvement général en eau brute qui est désormais posé. Les prélèvements liés à la production de neige artificielle doivent être également pris en compte dans l'étude pour pouvoir évaluer leur impact sur l'environnement, et les mesures de gestion à appliquer.
Ainsi le comité technique a construit un nouveau CCTP, validé par le Comité de Bassin, qui définit désormais les objectifs d'une «  Étude  de  l'impact des prélèvements sur la commune d'Allos, et définition des mesures de gestion ». Ces objectifs sont au nombre de trois :
  1. Étude globale à l’échelle de la commune d’Allos du type étude «volumes prélevables», en réponse au SAGE : définition des besoins des usages et des milieux, définition des volumes disponibles au prélèvement, élaboration de règles de partage de la ressource et de règles de gestion, définition d’un débit objectif d’étiage sur un point de contrôle aval.
  2. Étude de l’impact des captages eau potable (demandée par l’arrêté préfectoral autorisant les captages) et de définition des débits minimum réglementaires sur l’année.
  3. Étude de l’évolution du milieu aquatique depuis la mise en service de la retenue de La Tardée (demandée par l’arrêté préfectoral autorisant la retenue).

La mission du bureau d'étude attributaire du marché consistera donc à :
  • Réaliser une analyse de la situation actuelle concernant la ressource en eau sur la commune d’Allos ;
  • Réaliser un état des lieux des prélèvements actuels et une analyse prospective de l’évolution des prélèvements ;
  • Confronter les prélèvements actuels ainsi que les prélèvements liés aux besoins futurs estimés avec la ressource disponible : réaliser une étude d’incidence des prélèvements sur la ressource et sur les milieux aquatiques ;
  • Proposer des limites maximales à ne pas dépasser en ce qui concerne la dérivation des eaux, et des solutions de gestion de la ressource.
L'étude a été évaluée à 100 000,00 € TTC.
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L' amélioration du traitement de l'alimentation du plan d'eau de la Base de loisirs de la commune d'Allos est un enjeu touristique mais aussi environnemental.

La commune dispose d’une base de loisirs intégrant un plan d’eau touristique situé sous le village en rive gauche du Verdon, alimenté par une prise d’eau sur le torrent du Bouchiers. Ce plan d’eau constitue un pôle d’attrait touristique pour la période estivale, pour la baignade et les loisirs aquatiques. Le plan d’eau a une surface de 14 000 m2 est dispose d’une membrane d’étanchéité. Le volume nécessaire pour assurer le renouvellement de l’eau pendant la saison touristique est évalué à 300 000 m3 en moyenne. Le mode d’alimentation actuel, par prise d’eau sur le torrent du Bouchiers, présente des inconvénients en terme de : température de l’eau, limpidité de l’eau, consommations d’eau, contraintes d’exploitation avec des difficultés pour maîtriser la qualité de l’eau, et obligation de traitement au chlore répété. L’objectif de l’opération est de réaliser des infrastructures pour permettre une alimentation du plan d’eau en cours de saison par de l’eau de la nappe phréatique avec une part de recirculation tout en conservant la prise actuelle pour le remplissage ou pour secours. L’ouvrage de prise d’eau sera conservé pour remplir le plan d’eau, en cas de besoin de secours et pour (ce n'est pas exclu) alimenter les installations d’enneigement de la station du Seignus. Cette prise fera l’objet d’un programme d’opération séparé avec objectif d’assurer la continuité biologique, piscicole (avec création d’une passe à poissons) et le libre passage de sédiments. La commune d’Allos a fait réaliser des investigations préliminaires pour étudier la nappe phréatique Ces investigations préliminaires ont permis de confirmer la présence de la nappe avec une possibilité de débit supérieur à 7 m3/h relativement limité. La connaissance de la nappe devra être approfondie dans le cadre d’une première phase de travaux. L'enjeu de l'opération est qu'elle va permettre de présenter une offre touristique de qualité avec une eau de baignade présentant une température de l’ordre de 23 degrés, et en même temps Le projet présent aussi un enjeu environnemental, limiter les consommations d’eau pour le plan d’eau (avec un objectif d’économiser 100 000 m3 par saison), et diminuer, sinon éliminer toute chloration..
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Les études pour la restauration des continuités écologiques du Bouchier, dans le cadre du contrat rivière Verdon, financées par l'Europe (FEDER) et l'Agence de l'Eau ont permis de réaliser les premiers travaux , consistant en la suppression du seuil du Banivol créé par la traversée de la conduite d'eaux usées.

Le Bouchier, affluent du Haut Verdon, prend naissance à 2 500 m d’altitude par le regroupement de plusieurs ravins d’écoulement et par la surverse du Lac Cimet. La tête de son bassin versant, escarpée et difficile d’accès, constitue une zone remarquable de par sa situation géographique, et l’intérêt écologique et paysager qu’elle représente. Le cours d’eau ne devient réellement accessible qu’à la hauteur du lieu-dit « Le Pont ». La zone devient ensuite de plus en plus urbanisée. Le Bouchier croise la route départementale 908, puis se jette dans le Verdon en aval du village d’Allos. Le Bouchier est un cours d’eau proposé pour le classement en Liste 1 au titre de la Loi sur l’eau, par ailleurs il est classé « en très bon état » au titre de la DCE.
Le Bouchier a un régime pluvio-nival de type torrentiel dû à sa forte pente. Ce cours d’eau développe une très forte énergie et un transport solide important, entraînant une érosion naturelle importante sur l’ensemble de son linéaire en cas de crue. Il s’agit d’un cours d’eau à poisson migrateur (Truites fario) classé en première catégorie piscicole. Le Bouchier n’est aménagé que dans sa partie terminale, à l’entrée du village d’Allos. Le cours d’eau longe un lotissement et la caserne des pompiers. Les berges sont protégées par des enrochements, blocs, gravats.
Le Bouchier est équipé d’une prise d’eau pour l’alimentation du lac de loisirs d’Allos en période estivale, et pour la fabrication de neige artificielle en période hivernale. Cette prise d’eau, construite en 1987, a impliqué la création d’un seuil constitué de deux petites marches et d’un radier aval (cf. carte). La prise d’eau dysfonctionne régulièrement en raison d’un engravement de la zone.
Le seuil constitue un obstacle à la fois à la circulation piscicole (il est infranchissable à la montaison par les salmonidés) et au transport solide. Des travaux ont déjà été réalisés (ajout de blocs) mais sont insuffisants. Afin de juger de la pertinence de réaliser des aménagements plus durables pour améliorer les continuités piscicoles sur le Bouchier, une expertise a été réalisée par l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) des Alpes-de-Haute-Provence en décembre 2006. Cette expertise a démontré que le seuil est bien infranchissable à la montaison par les poissons de type salmonidés, et précise que des zones de frayères potentielles sont présentes à l’amont du seuil sans autre discontinuité piscicole.

En amont, un
second seuil créé par la traversée de la conduite d'eaux usées dans le lit du torrent constitue un second obstacle à la circulation des salmonidés.
Les études financées à 50% par l'Europe, et 50% par l'Agence de l'Eau, pour un montant total de 23 435.00 € HT, ont commencés à l'été 2012, et devaient permettre, après un diagnostic des ouvrages existants, de proposer un projet de travaux permettant la suppression des seuils, tout en en conservant, bien entendu les fonctionnalités pour lesquelles ils avaient été construits.
Les études sur le seuil du Banivol ont permis de réaliser en novembre 2013 les travaux de suppression du seuil du Banivol, par le passage de la conduite "en aérien". En effet une passerelle entre la rive droite et la rive gauche du Bouchier a permis d'y accrocher la conduite, l'ancienne étant naturellement retirée du torrent.
Pour le seuil de la prise d'eau, des études complémentaires doivent être réalisées avant les travaux qui seront réalisés courant 2014.